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Frontières d’amour
Je ne le décris pas je le construis
en le libérant de l’informulabilité
le vieux problème de l’amour
qui se couche à terre face à la légalité.
L’amour par la fierté qui rend perplexe,
par la transversalité des frontières
qui se dérobent sous les sentiments.
L’humour et l’impossible équidistance.
L’amour avec la fièvre du retour
qui brûle toujours les générations
quand leur livre roulé de plaisir
se colle à la forteresse du futur radieux.
J’ai traduit tes revendications
quand elles fauchaient la perception
et qu’elles n’appelaient aucun hymne
pouvant les connecter au passé.
Si ce n’est une dérive transnationale
perdue hors de sa superficie éclatée
qui ne sait plus vraiment d’où elle sort
ces jours où il fait beau et qu’il fait doux.
L’amour qui s’épuise de douceur
à l’ombre de son utilisation massive
pour avancer de son corps
en ne laissant derrière rien qui vaille.
L’amour des caprices de sa nostalgie
qui s’étale dans la seule vie privée
et se prive de la gravité des longitudes
comme il n’aborde que les dessous du voyage.
Publié par POETESSA à 13:53:55 dans POETESS | Commentaires (0) | Permaliens
L'AFFAIRE OUBLIEE
Je ne sais pas parler du tout
des effets du nouveau produit
qui marche en cours de route,
qui se prend par la main,
se vend comme un journal
et se regarde comme un film.
J'attendais qu'on me dise
quels étaient les espaces libres
où aller justifier mes ressources,
où exporter mes peurs
et permettre qu'on m'utilise
si je devais servir au projet.
J'attendais qu'on me dise
comment épuiser les doutes
en quelques minutes d'entente
grâce au baptême d'espérance
et aux acharnements d'appétit
dans le recrutement d'adversaires.
C'était une direction habituelle
des mécènes qui jouent
et d'un espoir rectangulaire
enrubané dans sa boîte
comme un fétiche obstiné
mêlé aux pages successives.
Autrefois on le déchiffrait
en accédant aux savoirs indirects
parce que l'immensité des voix
se confrontait dans les textes
et se terminait aux limites
des paradoxes bruyamment décidés.
On admettait la beauté
d'un avenir sans exception.
Maintenant la crème qu'on remue
est lisse sous les vagues de lumière
et pleine d'une amertume
qui se conjugue à tous les temps.
Le progrès s'est échappé
par la porte de derrière.
Personne ne saurait débattre
en affichant son statut illégal.
Il manque simplement le thème
qui devrait s'appliquer au début.
C'est un constat de fébrilité
une mise en pratique d'harmonie
qui se débat sans rigueur
et descend vers l'humide
à force d'ignorer que les formes
se taisent à force d'être tues.
Publié par POETESSA à 00:52:18 dans POETESS | Commentaires (0) | Permaliens
Déplacement d'envergure
Il arrive que les lumières se dilatent
et glissent en silence par delà des nuages
alors mon corps se dispose à l'exploration
dans un champ d'ombres déjà passées
et j'aimante mon regard vers un autre pays.
Je peux facilement m'apercevoir
et voir mon existence en transit
hésitant à se placer entre deux pôles,
additionnant les influences,
entre la tiédeur crépusculaire
et la fraîcheur matinale.
Ma vie dans la pensée qui recule,
elle ne se casse pas quand elle passe,
elle ne livre aucun son quand elle lit,
elle attrape simplement les voix perdues
et ajuste au corps les éléments diffus
d'une sensualité dédoublée.
Mes mains s'avancent pendant ce temps
et mes sens se balancent
dans des eaux thermales illimitées
remplissant mon coeur de sinuosité
jusqu'à la place du marché,
là où notre désir s'est regroupé.
Nous ne pouvions pas le savoir
mais nous ne faisions que le rechercher.
Nous voulions percevoir plus intensément
les messages inclus dans l'emballage.
Nous voulions rencontrer comme autrefois
les femmes étonnantes de ce pays.
Tu voulais te promener encore
pour m'emmener légèrement
juste en bas de l'immense escalier
où susurrant les mots de ta jeunesse
tu alimentais encore de ce souffle
le bruit chaotique de la rue.
Tu susurrais déjà cependant
certains des mots de ta vieillesse
devant l'inébranlable cheval d'acier
d'une statue qui aurait perduré.
Après l'avoir touchée ensemble
nous savions mieux parler de nous.
Et les femmes d'un autre siècle
ne cessaient de nous rattraper
pour nous raconter cette autre histoire
que personne autour de nous
n'avait encore essayé de catapulter
d'une bouche à une oreille ou par un texte.
Publié par POETESSA à 13:01:20 dans POETESS | Commentaires (3) | Permaliens
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