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A mots couverts C’est peut-être une manière de délier
le mouvement des pieds de celui des yeux
en présence de ceux qui nous observent
et choisissent pour nous le menu
et la couleur des napperons.
C’est peut-être l’impossibilité de croire
que quelque chose a changé
et qu’ayant oublié toute solennité
c’est toujours contre l'avidité des marchands
que nous crions nos mots.
Alors que c’est ailleurs que nous devrions
nous trouver pour réussir à boucher
les trous d’inconsistance
dans les théories vagabondes
de ces chefs au prestige bleuté.
Toi et moi nous nous sommes reconnus
le jour où nous avons baissé les yeux
tout en restant ensemble branchés
sur la fourrure encore chaude
d'une timidité animale quasi sacrifiée.
Nous avons alors compris d’instinct
que l’épaisseur de la frontière
par le sérieux du jeu serait restée stable
malgré la tendance irrésistible
à saper le réel par l’ironie.
Publié par POETESSA à 03:56:13 dans POETESS | Commentaires (0) | Permaliens
Aux environs du sujet
J'aurais besoin de me souvenir
comment tu t'es posé
il y a 20 ans en tant qu'objet
juste à côté de mon sujet.
D'une course au milieu de l'espace
dans la culture émergente
et par la déchirure d'un passage
où couvaient des engagements.
Tes yeux n'ont pas cillé
même que ton regard nu
ne s'est emballé que par d'autres
formes d’esthétique amour.
Et tu ne m'as pas vu rougir
quand tu m'as touchée
de l'envers de ta main instable
qui nourrissait un discours titubant.
Quand de la réalité remodelée
un pont a permis d’aller
plus loin que d’habitude
alors mes jambes ont couru.
Et cette piste conduisait
vers le meilleur des temps vécus,
plus haut que le sommet des nuages
en cas de mauvais temps parcouru.
Publié par POETESSA à 00:31:47 dans POETESS | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par POETESSA à 00:51:12 dans POETESS | Commentaires (0) | Permaliens
Distance organisée
La seule chose qu’on peut
garder pour sûre en ces temps
qui traversent nos ébauches
en désertifiant les attaches
c’est cette disponibilité calme,
innocente et joyeuse
que je t’accorde sans échéance
à tout instant, à toute sortie,
comme une oie blanche
des marécages
alors que ton style froissant
domine la pyramide de l’esprit
qui se veut montrer rationnel.
Je te croirais innocent
s’il n’y avait l’ostentation
de tout ce désir de femmes
que tu déclines par images.
Je penserais que je compte pour toi,
mais tu survoles les textes
dont les lignes fixement
se braquent unilatérales
en barrières aux choix spontanés,
incluant trop d’indications
dans la doublure des sentiments.
Ta femme t’espionne et gène
ta moindre tentative développée.
Tu l’acceptes comme base
de tous les contacts qui doucement
dans l’ombre t’électrisent,
dans la distance que tu privilégies,
à l’endroit précis que tu indiques.
Tes stratégies d’évitement
fonctionnent comme en rêve
et si tu revenais à présent
pour me donner encore
par ta volonté une éventualité
j’essayerais encore cette fois
d’être moins limitée
au plus fort des tendances.
Publié par POETESSA à 04:35:31 dans POETESS | Commentaires (0) | Permaliens
Boiteux Mais je les fais rire,
les momies et zombies.
C’était peut être mon être boiteux
qui les rendait si sûrs de leur démarche.
Mais l’être boiteux n’est pas plus désireux
il est simplement plus lent
et s’il n’obtient pas le primat de la course
et l’objet convoité qu’il y avait au bout
il lui reste la consolation de sa vision
plus touchante et vaguement sereine,
par ces quelques secondes en plus
où il a pu observer les virages
du parcours des amoureux
sans être piqué au vif.
Publié par POETESSA à 03:01:05 dans POETESS | Commentaires (1) | Permaliens
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