| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 |
l
Depuis le 02-11-2008 :
98127 visiteurs
Depuis le début du mois :
485 visiteurs
Billets :
38 billets
Les cachettes du temps
Autrefois personne ne pouvait
se calmer en disant au grand jour
son opinion sur les secrets qui l’entouraient
à propos de la vie quand elle prend son train
et qu’elle se crée parfois avec fracas.
Puis, ils ont attrapé les molécules
dans la machine exponentielle
du savoir qui apporte ses vertus
et libère du poids des traditions
faisant imploser tous les secrets immémoriaux.
Mais moi j’avais marché sur les dalles
de la stratosphère encore rapiécée
avant que la drôlerie des temps
n’impose sa plaisanterie collective
et nous oblige à supporter le sarcasme enjolivé.
Comment oublier deux millénaires de restes ?
Et bien... il suffit de tordre les caractères
confondre progrès et vitesse, ivresse et plaisir.
Quand la joie se démène dans le rétroviseur
garde-t-elle le souvenir des premiers arrivages ?
Moi j’avais marché sur les dalles
et incorporé les premiers mots dans les substances.
Mon esprit se focalisait sur la simplicité
et comprenait qu’il ne fallait bouger
que lorsque la nuit n’était pas encore tombée.
Comment oublier deux millénaires de restes ?
Toi tu es mort, mais moi je te trouve partout,
comme si tu reprenais par d’autres mains
les mêmes échelles permettant à ma dignité
de remonter pour sortir du piège occidental.
Nous en sommes sortis d’un peu trop près
et tu n’as vécu qu’un instant trop court.
Et c’est par ton fils que je reviens au style muet,
celui d’un navire lâché sur l’océan des désirs
pour que ne s’arrête pas la méditation du coeur.
Quand je lui parlais je subtilisais les cartes
et voyais son égarement dans son engagement
dans ses mots trop courts qui étaient pourtant justes
parce qu’ils te cherchaient au moins autant que moi
dans notre univers désormais si désenchanté.
L'axe viscéral glissait sur les pas recroquevillés
et j’ai senti vibrer la même peau, sur un autre corps,
à cause d'une miette qui s'était glissée là.
Comme il ressemble au père ce fils dont la vie m’émeut.
même s'il redoute un peu les mots qui autrefois consolaient.
Publié par POETESSA à 18:55:57 dans POETESS | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par POETESSA à 13:18:06 dans POETESS | Commentaires (2) | Permaliens
Soif d'intensités
(dédié à Radu)
La chaleur qui revient
après l’hiver tout simplement
parce que dans la file désolée
d’élans interrompus
l’amour s’est trouvé planqué.
Comme s’ils n’avaient pas vu
qu’ils auraient pu faire attention avant.
C’est l’ombre de la pulsion
dans la cheminée fumante
voilée d’étranges atmosphères
et de désirs réchauffés
par l’abstraction du temps
qui répare la chair du bout des doigts
après tant d’injustices.
Laissant aux artistes
le choix du romantisme sombre
je me décale constamment
du côté encore vivant.
Et je me lave enfin
des soupçons encore ambigus
étalés sur mon subconscient.
Je me défais des signes,
me libère des exotismes,
m’irrigue des stigmates
et trouve enfin les symboles.
Je tremble d’exister
encore si douce et plurielle,
à la fin de la guerre.
Les fragments de lumière
éclatés dans la nuit
ont poussé l'utilité du silence
vers les présages de l'acquis.
Et les pistes verrouillées
qui scellent le train de vie
se mettent à jouir.
Publié par POETESSA à 19:24:17 dans POETESS | Commentaires (2) | Permaliens
Promenade
Je me suis peut-être faite prendre, moi aussi,
dans un souffle, là où l'endroit était atteint
et le système de la curiosité tenu en rennes,
même si je ne savais plus où je marchais
pour la première fois de ma vie avec toi.
Tu n'avais pourtant parlé que d'autres gens
comme si dans la propriété où tu régnais
les présences se devaient d'être enveloppées
dans des draps d'extrême fragilité, instables,
repliés par le souvenir expliqué du temps.
Tandis que moi j'apparaissais et repartais
écrivant au passage des dizaines de pages,
toutes différentes, et de la manière qui foule
mais sans jamais les incruster d'aucun affect,
désirable seulement parce que je glisse.
Toujours c'est hors du temps que je prête
le son de mes érogènes espérances de vérité
dans les ruelles pourtant d'éternelles entrevues
où le désir est aux portes du visible, décliné,
étrange, mais respecté pour ce qu'il veut obtenir.
Dans un passage pourtant plus sombre
ta main a pris les ombres étalées du visage
s'empressant de les étreindre, ensemble,
poing fermé glissé dans une poche de veste,
pour ne pas que se perdent tant d'odeurs.
Alors il ne reste depuis que ce décalage
entre les pièces de la pleine mosaïque
et de la dépendance qui m'ensorcelle
je finis par déclarer l'insignifiance dépecée,
puisque pour toi la réalité est sans limites.
Publié par POETESSA à 14:48:52 dans POETESS | Commentaires (3) | Permaliens
Eléments d'inexpérience
Si j’avais 20 ans aujourd’hui
je ne saurais par où commencer
l’effort d’entreprendre.
J’irais peut-être au cinéma
pour voir ce qu’on me montre.
Je convertirais les prières
en apothéoses du désir
risquant à chaque fois
de glisser hors du canal.
Publié par POETESSA à 14:12:27 dans POETESS | Commentaires (1) | Permaliens
Commentaires