L'impuissance du théorème
C'était dans l'abstraction toute sombre
que j'ai découvert la forme de ton intimité.
Toi qui ne pensais pas de détenir
des informations si précieuses,
tu les avais toutes déjà dans le désir
de montrer ta capacité à lever
cette masse de cellules inertes.
C'était pourtant déjà la force de mon désir
qui avait fini par s'allumer
par frottement d'impensable lueur
et l'expérience joyeuse de découverte
d'un théorème aux vérités cachées
qui se dérobaient aux propositions
de l'excellence basée sur l'uniforme.
J'ai compris alors que cette chaleur
que ce n'était pas seulement
pour les chiens et autres quadrupèdes
mais que j'en pouvais aussi absorber
ma part d'aventure et d'oubli
et retourner transformée au visible
encore chancelante sur mes pas.
Jusqu'au jour où sans attendre
les candidats à la jouissance ont fini
par se mettre à nu face aux images,
fixant leur attention au jeu des poses
dont l'érotisme librement démultiplié,
glissé de catalogue en catalogue,
ne rompt aucun trouble qui se respecte.
Fondé sur le droit imaginaire à disposer
d'une forme de séduction par le corps
c'est uniquement l'état de puissance
qu'il célèbre pour parvenir à se faire tendre
les cordes d'un acte sexuel hyperbolique
gravé dans la chair sans paraphrase,
absent du problème du devenir et de l'être.
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