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CASE VIDE | 08 février 2009

CASE VIDE
 
Comme tu t'inquiètes de ce détail
si dans mon coin, par-dessus tout
j'avais perdu dans les traces du passé
l'espoir de vivre l'histoire conjuguée
dans ce style de redondance amoureuse
que l'on prête aux ménages urbains.

Prise de lassitude par mes solitudes
je serais venue t'assaillir au coin
de mes désastres incontrôlés
alors que toi tu n'aurais fait
que mener calmement ta vie futuriste
d'homme marié, libre de ses unions.

Moi la tentatrice amenant le scandale
si pieuse dans ses strates plurielles
et pourtant si fâcheusement endiablée,
si percutée d'accessoires mondains
par lesquels ton attention se fragmente
au lieu de jouir de son immersion en moi.

Aurais-je vraiment cette capacité
d'amener la note détonnante
dans l'univers de ta complétude
si magnifiquement agencé, si explicite,
si parfaitement conscient d'être raisonnable,
si fier de la beauté de ses courbes aériennes.

Pourquoi n'as-tu pas dit qu'il fallait
d'abord avoir assumé la preuve linéaire
si on voulait pouvoir se tenir droit
devant tes statues de sel, toutes bleues,
à force de regarder impassibles l'horizon,
à force de jouer avec le feu que tu as éteint.

Dans ce jeu sérieux où personne
ne prononce le discours sur le thème 
de ce feu éteint qui aurait dû être allumé,
mais qu'il ne l'est pas à cause du bruit
des expéditions désormais menaçantes
des ondines en cavale, sans amis.

Tu peux certes prendre dans ces images
l'occasion d'un divertissement exquis,
si ce n'était justement un sujet si cher
à mon âme désorientée par l'intensité
de ces élans d'amour que tu lui inspires
quand tu ôtes ton masque trop grand.


Publié par POETESSA à 03:50:41 dans POETESS | Commentaires (0) |