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Géométrie du rectangle
Quand on pouvait encore
faire des acrobaties
avec les pulsions animales
et les distribuer autour de soi
dans une belle géométrie,
les humeurs ne ternissaient
jamais l'esprit des lois
et la joie se mêlait si vite
aux motifs des énervements
qu'elle retombait assise
extraite de ses apparitions.
J'envisageais des formes
où l'eau des appartenances
se serait sans doutes liquidifiée
dans sa propre attitude
et le noeud des espoirs
se serait livré à un transport,
là où la poésie déambule
et adoucit les moeurs,
en fragmentant les récits
pour les prendre à son jeu.
Aucune métaphore n'aurait pu
te délivrer des inquiétudes
si déviantes qu'elles soient
et si étrangères aux doutes.
Aucun poème d'amour
rompu aux sons d’absolu
n'aurait pu sortir le rêve
de mes lèvres coincées
bégayant de leurs rythmes.
Pendant ce temps
les jeunes s'aimaient vraiment
sans avoir besoin
de toucher nos filets.
Sans jamais chercher
à renouveler leur pacte
ils franchissaient en toute hâte
les portes de la liberté
par un modèle tant émané
qui se plaît et se suffit.
Toi et moi nous sommes à côté,
largement à côté du public,
fatalment proches des mystères.
Je le sais et ça me suffit,
puisque nous sommes encore là,
au moment de jouer,
envahis de ces cadences
qui nous soufflent
les réponses d'une conclusion
qui sera soumise elle aussi
aux codes du même maintien
dans un esprit qui tient la route.
Publié par POETESSA à 11:11:24 dans POETESS | Commentaires (0) | Permaliens
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