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L'AFFAIRE OUBLIEE | 15 novembre 2008

L'AFFAIRE OUBLIEE

Je ne sais pas parler du tout
des effets du nouveau produit
qui marche en cours de route,
qui se prend par la main,
se vend comme un journal
et se regarde comme un film.

J'attendais qu'on me dise
quels étaient les espaces libres
où aller justifier mes ressources,
où exporter mes peurs
et permettre qu'on m'utilise
si je devais servir au projet.

J'attendais qu'on me dise
comment épuiser les doutes
en quelques minutes d'entente
grâce au baptême d'espérance
et aux acharnements d'appétit
dans le recrutement d'adversaires.

C'était une direction habituelle
des mécènes qui jouent
et d'un espoir rectangulaire
enrubané dans sa boîte
comme un fétiche obstiné
mêlé aux pages successives.

Autrefois on le déchiffrait
en accédant aux savoirs indirects
parce que l'immensité des voix
se confrontait dans les textes
et se terminait aux limites
des paradoxes bruyamment décidés.

On admettait la beauté
d'un avenir sans exception.
Maintenant la crème qu'on remue
est lisse sous les vagues de lumière
et pleine d'une amertume
qui se conjugue à tous les temps.

Le progrès s'est échappé
par la porte de derrière.
Personne ne saurait débattre
en affichant son statut illégal.
Il manque simplement le thème
qui devrait s'appliquer au début.

C'est un constat de fébrilité
une mise en pratique d'harmonie
qui se débat sans rigueur
et descend vers l'humide
à force d'ignorer que les formes
se taisent à force d'être tues.

Publié par POETESSA à 00:52:18 dans POETESS | Commentaires (0) |